samedi 12 juillet 2014

Un jour nouveau



Le temple est vide
Seul la pierre demeure.
Impassible au masque de marbre
L'ombre ne la surprend plus.


Seuls les murs se souviennent
qu'avant, les rayons du soleil
Illuminaient la grande salle
Dévoilant l'or incrusté dans la roche


Il se débat, il hurle, Il prie
Aux pierres de s'exprimer.
Mais la nuit est tombée
Et le sanctuaire disparaît


Il fallut qu'un jour se lève
Pour qu'enfin les pierres
Touchées par cette lumière
Libèrent leurs richesses.

Atone



Le brouillard parfume la ville
Faisant planer un éclatant silence,
Les rues n'ont plus d'engeance
Et les antennes de radio vacillent

-

L'errance des âmes perdues
Les mène devant l'usine.
Un hurlement frissonne des fils tendus
Grisant le peu de couleurs sanguines

-

Et s'empare le désespoir
de s’échouer dans la masse.


mardi 10 juin 2014

Masque Nocturne



La lune enveloppe la teinte sombre de la ville,
Au blanc onirique s’endorment les dernières lueurs.
Seuls les fantômes jaunes demeurent,
Forçant l'errant à baisser les yeux.
-
Ainsi privée de ses amants, elle pleure.
Ses larmes n'y changent rien
Car les gardiens demeurent.
-
Et l'ironie en fait,
Que c'est à l'aurore que tout se dit.
Quand l'Homme y découvre la rosée,
La lune, est déjà partie.